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Edmond de Rothschild Sicav Global  Resilience

Publié le 27 juin 2025 à 14h00    Mis à jour le 18 décembre 2025 à 11h01

Marianne Di Meo    Temps de lecture 9 minutes

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Au cours des dernières années, l’environnement géopolitique a profondément et durablement changé. Aussi, Edmond de Rothschild Asset Management – qui dispose d’une expertise de longue date en matière de gestion thématique, avec une première stratégie globale sur la santé lancée dès 1985 – a proposé dès l’année dernière un fonds dont les investissements répondent à cette nouvelle donne : EdR SICAV Global Resilience. « La période 1980-2020 a été marquée par la propagation de la paix et par une mondialisation heureuse, rappelle Aymeric Gastaldi, le gérant principal du fonds. Nous assistons aujourd’hui à un changement de paradigme géopolitique, avec notamment le retour des droits de douane et l’éclatement d’un conflit armé sur le sol européen. La nouvelle séquence qui s’ouvre va être marquée par davantage d’imprévisibilité et de volatilité. Il s’agit là d’un changement structurel qui aura un impact sur les économies et sur les marchés financiers. Il nous a ainsi semblé opportun de proposer une stratégie actions investissant dans la résilience pour relever ces nouveaux défis mondiaux. »

Le fonds investit donc dans des entreprises robustes dont l’activité doit permettre de faire face à ces nouveaux aléas en assurant le bon fonctionnement et la sécurité de la société, au niveau des Etats, des entreprises et des personnes physiques.

Le processus de gestion

Le fonds investit dans quatre domaines qui offrent des solutions pour un avenir plus résilient. La cybersécurité et la défense sont deux segments pour lesquels les budgets alloués sont en forte croissance, ce qui assure de la visibilité. Deuxième axe d’investissement : la sécurité et la protection (systèmes de protection individuelle, médecine préventive, etc.). Deux autres domaines concentrent des enjeux de premier plan : l’accès aux ressources stratégiques, dans la mesure où le nouveau paysage géopolitique exige une souveraineté accrue dans des secteurs clés tels que l’alimentation, l’agriculture et l’énergie ; et les infrastructures critiques, qui doivent être modernisées et transformées et répondre aux besoins vitaux des populations. La résilience est également appréciée au niveau de chaque entreprise, selon trois axes. Tout d’abord, sa solidité financière (levier financier faible, flux de trésorerie positifs). Ensuite, son niveau d’intégration verticale, et donc sa capacité à contrôler la chaîne de valeur d’amont en aval (ce qui implique notamment de ne pas être tributaire d’un nombre restreint de fournisseurs et/ou de clients). Enfin, elle doit avoir accès à un marché local fort (la faible part d’exportations permettant de réduire l’exposition au risque de droits de douane).

L’univers d’investissement comprend environ 200 valeurs à l’échelle mondiale qui répondent à ces exigences de résilience. La cinquantaine de valeurs qui composent le portefeuille reflètent les plus fortes convictions de l’équipe de gestion.

A noter : pour identifier et suivre les valeurs, les deux gérants du fonds s’appuient sur la vingtaine de gérants actions d’Edmond de Rothschild Asset Management, et notamment sur les spécialistes sectoriels maison en matière de santé et de technologie.

La société de gestion

Edmond de Rothschild Asset Management est une société de gestion d’actifs indépendante dédiée à l’activité d’investissement. Elle répond depuis plusieurs décennies aux besoins d’une large base de clients institutionnels, distributeurs et intermédiaires. Grâce à la profondeur de sa gamme de fonds, Edmond de Rothschild Asset Management propose des stratégies claires et cohérentes pour toutes les classes d’actifs, sur les marchés liquides et privés, pour offrir à ses clients un accès à des sources de performance complémentaires. La société de gestion est solidement implantée en Europe et est également présente en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie, notamment par le biais de ses partenariats de vente. Edmond de Rothschild Asset Management totalise 101 Md€ d’encours sous gestion et plus de 700 collaborateurs, dont plus de 200 professionnels de l’investissement (données au 31/12/2024).

Les convictions de l’équipe de gestion

Le fonds est géré par Aymeric Gastaldi (gérant principal) et Christophe Foliot (co-gérant).Aymeric Gastaldi a rejoint EdRAM en mai 2019 en tant que gérant actions monde. Il était précédemment vice-président chez Morgan Stanley, chargé de la distribution des actions internationales pour les clients institutionnels. Il a commencé sa carrière en 2008 au sein de la division Global Equity Sales de Morgan Stanley à Londres, où il était en charge du conseil aux grandes sociétés de gestion anglo-saxonnes.Aymeric Gastaldi est titulaire d’un master de l’EDHEC Business School. Il est également professeur de finance à Paris 1 La Sorbonne.

Quel bilan peut-on dresser alors que le fonds vient de fêter son premier anniversaire ?

Il affiche une progression de 12,73 %* depuis son lancement en octobre 2024. Cette performance valide nos choix de stock picking et l’intérêt de la thématique. Le fait de déployer des capitaux dans des domaines qui ont structurellement souffert d’un sous-investissement pendant de longues années – ce qui est particulièrement le cas pour la défense – démontre toute sa pertinence.

En ce qui concerne les encours, ils atteignent 115 M€, ce qui témoigne d’une bonne dynamique commerciale qui devrait se poursuivre grâce à de nouveaux référencements dans des contrats d’assurance vie.

L’évolution récente des marchés boursiers a-t-elle eu des conséquences sur la composition du portefeuille ?

La perspective d’un potentiel cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine a entraîné un repli du secteur de la défense. Pourtant, nous sommes convaincus qu’une trêve ne remettrait pas en cause la thèse d’investissement. De fait, après 30 années de sous-investissement dans les capacités de défense européennes, le rattrapage de dépenses est durablement engagé. Précisons toutefois que la sous-performance récente des valeurs de défense, associée à quelques prises de bénéfices au sein du portefeuille, a entraîné une légère baisse du poids du pilier défense-cybersécurité, qui est passé de 40 % à 36 %. A l’inverse, l’exposition aux ressources stratégiques a augmenté grâce à un effet marché positif et à quelques mouvements de notre part, notamment l’achat du titre Iluka Resources, un groupe australien présent dans les terres rares.

Nous identifions actuellement deux points d’attention. Le premier concerne l’engouement autour de l’intelligence artificielle générative. Nous doutons que les investissements massifs qui ont été engagés génèrent les retours attendus et nous nous interrogeons sur leur pérennité, d’autant qu’ils ne vont désormais plus pouvoir être financés par les cash-flows opérationnels, mais par le recours à la dette. Nous évitons donc les zones les plus risquées de la thématique. Nous sommes par ailleurs attentifs à l’évolution du marché de la dette privée, après les récentes faillites de Tricolor et First Brands. Nous préférons donc rester à l’écart des valeurs financières pures. Même si les établissements bancaires sont aujourd’hui plus solides, avec des ratios de capitalisation renforcés – et peuvent de ce fait mieux absorber d’éventuels chocs de marché –, cela ne serait pour autant pas indolore pour eux.

Pouvez-vous donner des exemples de valeurs en portefeuille ?

Nous sommes notamment investis dans GTT, qui a développé les technologies à membranes les plus efficaces pour permettre le transport maritime du gaz naturel liquéfié. L’avance technologique du groupe est telle qu’il détient une part de marché mondial supérieure à 90 % sur ce segment. Le transport de GNL par voie maritime est un atout majeur pour les pays désirant diversifier leurs sources d’approvisionnement en ressources stratégiques.

Nous nous intéressons également à Severn Trent, qui opère les réseaux d’eau dans la région de Birmingham. Il s’agit d’une activité non cyclique (la consommation d’eau étant insensible aux aléas économiques) et régulée, qui offre de la visibilité et une croissance soutenue, avec une hausse des bénéfices de 9 % par an. S’y ajoute un rendement du dividende de 4 %. En plus d’être faiblement valorisé, le titre offre donc un retour total très séduisant pour l’actionnaire.

Autre conviction : BAE Systems. Le groupe britannique est le plus diversifié au sein de l’univers de la défense, à la fois en termes d’exposition géographique et de mix produits. Le récent repli du titre peut de notre point de vue être mis à profit pour acheter le titre ou se renforcer sur le dossier.

 

*performance de la part A-EUR arrêtée au 31/10/2025.

PROPRIÉTÉS DU FONDS

Code ISIN : Action A : FR001400RZ04 / Action I : FR001400RZA0

Forme juridique : SICAV de droit français

Société de gestion : Edmond de Rothschild Asset Management (France)

Gérants : Aymeric Gastaldi, gérant principal, et Christophe Foliot, co-gérant

Indicateur de référence : MSCI World (NR), dividendes nets réinvestis

Date de lancement : 09/10/2024

Encours sous gestion : 115M€ (au 30/11/2025)

Investisseurs

Profil investisseur : investisseurs particuliers et professionnels

Durée de placement recommandée : > 5 ans

Performance

Objectif de performance : surperformer son indice de référence, le MSCI WORLD (NR) EUR, net de frais de gestion, en investissant sur les marchés d’actions internationaux à travers la sélection de sociétés dont les activités contribuent à assurer le bon fonctionnement et la sécurité de la société, au niveau des Etats, des entreprises et des individus. Ces entreprises sont actives dans des secteurs fournissant des biens et services essentiels, tels que les infrastructures vitales (réseau électrique/distribution d’eau), la santé, la sécurité des personnes et des technologies de l’information, et la défense.

Performance annualisée, données arrêtées au 31/10/25 :

Depuis le début de l’année : + 10,21 % (+7,47% pour
l’indice)

Depuis le lancement du fonds: + 12,73 % (+13,63 % pour l’indice)

Frais

Frais de gestion courants : Action A : 1,80 % max. / Action I : 0,90 % max.

Frais de souscription : Action A : max. 3 % / Action I : néant

Commission de surperformance : 15 % par an de la surperformance par rapport à l’indicateur de référence

Frais de rachat : néant

Risques

4 sur une échelle de 1 à 7  pour les parts A et I (échelle de risque selon DIC Priips – Document d’information clé)  

Risque de perte en capital

Risque actions

Risque lié aux petites et moyennes capitalisations

Risque de change

Règlement SFDR 

Article 8

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