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M Climate Solutions
Pourquoi investir dans ce fonds ?
Lancé en novembre 2019, le fonds M Climate Solutions de Montpensier Finance propose une approche très pure pour investir sur la thématique de la transition climatique. « Il bénéficie à la fois du label Greenfin, promu par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, du label belge Towards Sustainability, et plus récemment du label ISR, souligne Bassel Choughari, le gérant du fonds. Nous avons, en plus, choisi d’aller au-delà des exigences imposées par le label Greenfin, selon lesquelles le portefeuille doit être composé d’au moins 20 % d’émetteurs de type I (plus de 50 % d’écoactivités dans leur chiffre d’affaires) et d’au plus 25 % d’émetteurs de type III (moins de 10 % d’écoactivités). De fait, le fonds n’est volontairement pas diversifié dans les entreprises de type III et il est à l’heure actuelle exposé à hauteur de 67 % à des sociétés de type I, dont la part verte est élevée, et de 33 % à des sociétés de type II, dont la part verte est intermédiaire (comprise entre 10 et 50 % du chiffre d’affaires). » Une approche très pure qui lui permet d’afficher des scores meilleurs que ceux de l’indice de référence – le Stoxx Global 1800 dividendes nets réinvestis – sur l’ensemble des critères de reporting : empreinte carbone moindre et exposition nulle aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon thermique) ainsi qu’à des entreprises présentant un risque dans la transition vers une économie bas carbone.
Pour adresser cette thématique globale, le fonds investit sur les actions de toutes zones géographiques et de toutes tailles de capitalisation boursière afin d’identifier les sociétés leaders d’aujourd’hui et de demain en matière de technologies contribuant à la transition climatique. Les investissements se font à travers trois vecteurs : l’énergie responsable (énergies renouvelables, stockage d’énergies, efficience énergétique des bâtiments), la préservation du capital terrestre (meilleure gestion de l’eau, valorisation énergétique des déchets, agriculture biologique) et le transport efficient (déplacements alternatifs et transports en commun).
Le processus de gestion
La sélection de valeurs repose sur l’application de plusieurs filtres successifs.
Tout d’abord, des exclusions normatives (sociétés faisant l’objet de controverses, exclusion de certains secteurs, etc.).
Ensuite, l’analyse extra-financière des entreprises repose sur un modèle développé en interne par Montpensier Finance, qui les classe selon deux critères : la note d’implication dans la transition écologique (ITE) et la note profil carbone. Après avoir exclu 20 % des entreprises les moins bien notées, l’équipe de gestion s’assure de l’éligibilité des sociétés restantes à la thématique, sur la base de leur exposition aux écoactivités (énergie, bâtiment, industrie, économie circulaire, adaptation climatique, agriculture et forêt, transport et technologie) et de l’intensité de la part verte de leur chiffre d’affaires (supérieure à 50 % pour les entreprises de type I et comprise entre 10 et 50 % pour celles de type II).
Enfin, les gérants, avec l’appui de l’équipe ISR, réalisent leur stock-picking au sein de l’univers thématique prédéfini, qui comprend environ 400 valeurs, en se basant sur l’analyse fondamentale.
À noter : les thèses d’investissement sont validées avec l’appui en tant que de besoin d’un réseau d’experts.
Le portefeuille, qui reflète les convictions de l’équipe de gestion, est concentré sur une quarantaine de titres.
La société de gestion
Montpensier Finance est une société de gestion entrepreneuriale française détenue à 75 % par son management et à 25 % par Amundi, avec une triple expertise : actions européennes ISR et thématiques internationales, obligations convertibles et multi-asset. Les actifs sous gestion sont supérieurs à 3,5 milliards d’euros. Les fonds sont gérés de façon collégiale par des équipes expérimentées, selon des méthodes propriétaires intégrant des critères ESG et l’engagement responsable. L’ISR est au cœur des process, dix fonds étant à ce jour labellisés (labels ISR, Greenfin ou Towards Sustainability).
Les convictions du gérant
Le fonds est géré par Bassel Choughari. Diplômé de l’université Paris Il (Magistère Banque Finance et DESS techniques financières et bancaires), ce dernier a débuté sa carrière en 2006 en tant qu’analyste financier avant de rejoindre SYZAsset Management en 2015. Après dix années passées à Londres, il a intégré Montpensier Finance en 2019.
La thématique bénéficie aujourd’hui d’un environnement extrêmement favorable…
C’est effectivement le cas avec la signature, aux Etats-Unis, de l’Inflation Reduction Act. Ce plan pour le climat, d’une ampleur majeure – de l’ordre de 370 milliards de dollars –, va irriguer tout l’écosystème : la production d’électricité verte, bien entendu, mais aussi les voitures électriques, les carburants alternatifs, l’efficacité énergétique des bâtiments, l’hydrogène vert, etc.
L’Europe, de son côté, a fixé des objectifs plus ambitieux dans le cadre de son plan REPower EU, notamment en réaction aux velléités de protectionnisme des Américains sur ces sujets. Si l’on agrège les différentes initiatives mises en œuvre (fonds RRF, InvestEU, plan industriel du Pacte Vert, etc.), ce sont 689 milliards d’euros qui vont être alloués à la lutte contre le changement climatique sur le Vieux Continent.
Ces investissements déjà très significatifs et les besoins colossaux de financements encore à combler vont donc continuer à porter la thématique climat.
Pourtant, cette dynamique positive ne se retrouve pas dans l’évolution récente des cours de Bourse. Comment l’expliquer ?
La thématique a retrouvé un niveau de valorisation normalisé, tant en absolu qu’en relatif par rapport au marché. Au niveau global, les niveaux de valorisation sont revenus sur ceux observés en janvier 2018, c’est-à-dire avant que les Etats-Unis et la Chine s’engagent sur un objectif de neutralité carbone, respectivement à l’horizon 2050 et 2060.
Ceci signifie que la valorisation des acteurs de la filière reflète uniquement la croissance de leur base installée et ne tient pas compte des perspectives de développement futures, qui sont pourtant très importantes compte tenu des subventions publiques et des incitations à l’investissement annoncées par les pouvoirs publics.
Cette absence de prime sur la croissance future s’explique par les inquiétudes des investisseurs sur le potentiel de développement de nouveaux projets, compte tenu des niveaux élevés des taux d’intérêt et du risque d’une crise de liquidités.
Comment le portefeuille est-il structuré ?
Il est exposé à hauteur de 78,1 % à l’énergie responsable, de 42,2 % au transport efficient et de 13,6 % à la préservation du capital terrestre. Cette répartition s’explique par le fait que les technologies de l’énergie verte (qui regroupent le solaire, l’éolien et l’hydraulique) et tout l’écosystème qui en découle sont bien plus matures que les deux autres segments.
En matière d’énergie responsable, nous avons toujours une conviction forte sur le potentiel de l’énergie solaire, mais nous avons réorienté notre exposition du solaire résidentiel vers le segment du BtoB. Les projets industriels, comme le développement des champs solaires, sont en effet moins sensibles aux cycles économiques. Le domaine du stockage nous semble également incontournable, des investissements importants étant nécessaires pour ne pas perdre l’énergie renouvelable produite, tout comme celui de l’hydrogène vert, dans lequel les annonces de projets se multiplient et les prises de commandes s’accélèrent.
En ce qui concerne la préservation du capital terrestre, nous nous intéressons particulièrement aux fournisseurs de solutions de recyclage et de revalorisation des déchets. Enfin, dans le domaine du transport efficient, nous privilégions les entreprises qui fournissent des infrastructures et des services autour de la voiture électrique : bornes de recharge, calcul des itinéraires en fonction des points de recharge, optimisation des modalités de recharge pour les flottes d’entreprises, etc. Ceci permet en effet de jouer l’essor du véhicule électrique sans s’exposer ni aux véhicules à moteur thermique ni au risque de concurrence entre constructeurs.