Après un très bon 1er semestre, les volumes investis sur le marché français de l’immobilier d’entreprise sont restés élevés au 3e trimestre 2022. « Après 5,4 milliards d’euros au 1er trimestre, puis 6,7 milliards au 2e trimestre, le 3e trimestre a fait mieux avec 6,9 milliards d’euros engagés dans l’Hexagone. Ce volume porte à 19 milliards d’euros l’ensemble des sommes engagées depuis le début de 2022, soit une forte hausse de 24 % par rapport à la même période l’an passé et à la moyenne décennale », indique David Bourla, directeur des études chez Knight Frank France. La fin d’année s’annonce cependant plus complexe : la hausse du coût de la dette et la réappréciation par les investisseurs du risque immobilier se traduisent par un allongement des durées de négociation et le report ou l’annulation d’un nombre significatif de grandes opérations.Jusqu’à présent, les grandes transactions, celles supérieures à 100 millions d’euros, ont conservé un rôle moteur. Deux grandes opérations ont eu lieu au 3e trimestre : l’acquisition par LVMH d’un portefeuille de trois ensembles de bureaux et de commerces parisiens et la cession par Groupama Immobilier du 150 avenue des Champs-Élysées. En région, l’activité est restée bien orientée grâce au dynamisme de la logistique.Par segment, Knight Frank fait état d’un bilan mitigé pour le marché des bureaux, alors que le marché des commerces demeure très actif malgré la conjoncture peu favorable à la consommation : treize transactions supérieures à 100 millions d’euros ont été recensées en France depuis janvier contre quatre seulement sur l’ensemble de 2021. « Depuis le début de 2022, les sommes investies en commerces s’élèvent à un peu plus de 4,6 milliards d’euros contre 2 milliards à peine à la même époque l’an passé. Il s’agit du deuxième meilleur résultat historique sur neuf mois après celui, hors norme, de 2014 », indique David Bourla.
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