Le déclenchement de la guerre en Iran a accentué les doutes des investisseurs sur le financement de l’IA, comme en témoignent l’évolution des indices géographiques et les rotations sectorielles à l’œuvre durant les premières semaines du conflit.
En effet, les actions américaines ont accentué encore leur sous-performance observée depuis le début de l’année. Si bien qu’au terme du premier trimestre 2026, l’indice S&P 500 cédait 4,3 % en dollars sur la période. Certes, une fois converti en euros, ce recul s’est contracté (− 2,5 %), sous l’effet de la réappréciation du billet vert après le déclenchement des hostilités. Mais le MSCI Europe ressort en repli plus modéré (− 0,9 %), tandis que le MSCI Emerging Markets finissait le trimestre quasi stable, non sans avoir subi une correction brutale de plus de 13 % en mars, en réaction au choc pétrolier. Les marché émergents ont en effet été identifiés comme les plus susceptibles de souffrir des évènements au Moyen-Orient, plus que l’Europe, les Etats-Unis étant d’après les projections, les moins touchés par les risques de ralentissement économique et d’inflation liés au conflit.
« L’arrêt de l’exceptionnalisme américain constaté depuis un an se confirme en 2026, observe Arnaud Gihan, responsable de la distribution en France chez BlackRock. En février et mars, la moitié des allocations des investisseurs internationaux au niveau mondial ont été placées hors des Etats-Unis, mettant un terme à une tendance très forte d’investissement sur la tech qui avait pris l’ascendant depuis la grande crise financière ». Mais si d’un côté, le marché boursier américain est affecté par les doutes des investisseurs sur le financement sur l’IA et le poids de la tech dans les indices, d’autres...
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