Marchés

Véronique Riches-Flores : Les banques centrales peuvent-elles se réinventer ?

Publié le 13 décembre 2021 à 10h47

Si le rattrapage inachevé des pertes liées à l'épidémie permet d'envisager des taux de croissance encore raisonnablement soutenus en 2022, un scénario de reprise auto-alimentée dans lequel les économies pourraient se passer du soutien des politiques publiques et de celui des banques centrales, semble inaccessible, estime Véronique Riches-Flores.

Sauf que le retour de l'inflation, change la donne, observe l'économiste. Aux Etats-Unis, la règle de Taylor suggère un niveau des Fed Funds approprié à la situation actuelle de 10 %, alors que l'accumulation des dettes et les valorisations excessives des marchés ne permettent pas d'envisager une remontée de 1 % des taux d'intérêt sans risque majeur de crise financière, prévient Véronique Riches-Flores.

L'économiste s'interroge alors : les banques centrales, au centre du jeu, ont-elles encore des réserves pour adresser une telle situation ?

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