Carmignac s'est posé la question de l'éligibilité des titres russes à ses fonds. Gérant de conviction, animé par une éthique qu'il traduit dans sa politique d'investissement, il a pris la décision de s'interdire, jusqu'à nouvel ordre, tout achat de titres russes. Carmignac s'engage simultanément à gérer la sortie des titres encore présents dans les portefeuilles en prenant en compte les aspects extra-financiers ainsi que les conditions de marché afin de préserver l'intérêt de ses clients, son objectif premier.
Carmignac rappelle que l'identification des tendances " stagflationnistes " avant le conflit l'avait conduit à adopter un positionnement plus prudent et à réduire ses expositions aux actifs risqués.
Sur les marchés d'actions, ses investissements, surpondérés sur les Etats-Unis, sont désormais largement concentrés sur des segments défensifs comme la santé et la consommation de base et/ou offrant une bonne visibilité, raisonnablement valorisée, dans les secteurs des technologies de l'information et de la consommation. La part des sociétés de croissance à valorisation élevée a été très largement réduite.
En parallèle, le gérant a ramené aux environs de 5 % l'exposition nette globale aux actions de ses fonds de la gamme Patrimoine, principalement sous l'effet d'opérations de couvertures indicielles.
Sur les marchés de taux, il a couvert son exposition obligataire via des achats de protection sur les marchés du crédit et de la dette émergente et a opté pour un positionnement visant à tirer parti de tensions sur les maturités intermédiaires.