Marchés

Les banques centrales sont prises à leur propre piège, souligne Véronique Riches-Flores

Publié le 20 juin 2022 à 11h09

"La semaine dernière était un peu celle de tous les dangers et le pronostic n'a, pour le coup, pas été démenti", observe Véronique Riches-Flores. Dans un contexte des plus instables, quelques traits se dégagent, parmi lesquels : Le durcissement des conditions monétaires internationales s'accélère. Depuis le début du mois, pas moins de 16 des 35 principales banques centrales ont procédé à des hausses de leurs taux directeurs, après 24 le mois dernier.

Malgré tout, force est de constater que les effets de ces actions tardent à se faire sentir, souligne l'économiste. En dépit d'une détérioration rapide des perspectives, les prix des matières premières caracolent toujours à deux doigts de leurs plus hauts récents.

Il faut dire que les liquidités mondiales ont continué à affluer jusqu'au début du mois et que la seule amorce du resserrement quantitatif de la Fed en juin ne sera pas suffisante pour inverser cette tendance avant quelques mois, estime Véronique Riches-Flores.

"Prises au piège qu'elles se sont elles-mêmes tendues ces dernières années, les banques centrales sont contraintes d'aller d'autant plus loin pour que leur politique anti-inflationniste porte, éventuellement, ses fruits", juge l'économiste.

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