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Carré Partners : "24 à 25 millions de Français seraient prêts à investir en private equity"

Publié le 13 mars 2026 à 10h17

  AOF

(AOF) - Combien de Français pourraient investir dans le non coté s’ils savaient vraiment ce que c’est ? A l’occasion de la Semaine de l’éducation financière du 16 au 22 mars, c’est la question que Carré Partners (maison française indépendante qui démocratise l’investissement dans le private equity late stage pour les particuliers) a posé auprès de 2 317 personnes résidant en France métropolitaine et DROM, âgés de 18 ans et plus, dans le cadre de son enquête de mars. Ci-dessous, les conclusions majeures.

Private equity : un concept encore inconnu du grand public

Si le private equity est sur toutes les lèvres des acteurs financiers, le terme est beaucoup plus obscur pour les particuliers. En effet, 67% ne le connaissent pas du tout et 16% en ont vaguement entendu parler. Ce type d'investissement souffre encore d'un déficit massif de pédagogie alors que le grand public pourrait s'y intéresser plus en détail.

Non coté : une confusion totale

A l'évocation d'un investissement dans des entreprises non cotées, les réponses partent dans tous les sens : start-ups, PME, licornes, immobilier… Mais surtout, ce terme renvoie à une idée de produits réservés aux personnes très riches pour 31% des Français. Cette dispersion est une information en elle-même qui conforte l'idée que l'investissement non coté est massivement mal identifié par les Français, et que ce type de placement leur semble inaccessible.

La pédagogie peut tout changer

Le private equity désigne l'acquisition d'une participation au capital d'une entreprise non cotée en Bourse, avec l'objectif de la céder ultérieurement en réalisant une éventuelle plus-value. Pour un investisseur particulier, il est possible d'y accéder soit en entrant directement au capital d'une société, soit en passant par une structure d'investissement spécialisée.

"Si on explique clairement, près de 46% des Français sont prêts à envisager d'investir une partie de leur épargne en private equity (15% certainement et 31% peut-être), soit environ 24 à 25 millions de personnes (en considérant qu'il y a environ 53 millions de Français en âge d'investir sur les 66,7 millions d'habitants)", explique Carré Partners.

A noter que 6 % sont encore dans le doute mais que 27% sont plutôt réfractaires et 21% totalement contre.

Epargne immobilisée : le vrai test de confiance

Face à l'idée d'immobiliser leur argent sur plusieurs années, les Français sont divisés entre petites mises (17% moins de 500 euros, 19% entre 500 et 1 999 EUR, 11% entre 2 000 et 4 999 EUR), montants plus ambitieux (12% entre 5 000 et 9 999 EUR et 8% 10 000 EUR) et une part non négligeable d'hésitation (11%) ou de refus (22%).

Quels sont les freins à l'investissement en private equity ?

Les blocages des Français se concentrent sur l'essentiel : produit mal compris et peur de perdre le capital pour 58%, argent bloqué et manque de transparence pour 46%, auxquels s'ajoutent des frais jugés trop élevés, la crainte d'arnaques et de démarches trop complexes pour 35%. Néanmoins, 12% ne déclarent aucun frein.

Une confiance qui se gagne

Avant de sauter le pas, les Français demandent du concret. En effet, 57% réclament des explications simples appuyées par des exemples et un encadrement réglementaire lisible, des informations détaillées et les recommandations d'un conseiller à 49% ainsi que des conditions d'accès rassurantes et un ticket d'entrée bas à 47%.

Quels rendements attendus ?

Si près d'un Français sur trois ne se prononce pas, 32% des répondants aimeraient bénéficier d'un rendement supérieur à 8% pour investir dans le non coté, dont 15% au-delà de 12%.

En France, le tabou de l'argent dicte toujours sa loi

Parler du salaire, de l'épargne et des placements reste un sport à risque : 63% des Français trouvent cela difficile voire très difficile dans leur entourage, et 17 % avouent que c'est littéralement un sujet à éviter. Seuls 28% disent pouvoir en parler facilement et 7% sans aucune gêne.

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