Tour à tour adulés ou exécrés, les produits structurés se sont fermement installés dans le paysage de l’offre financière grâce en grande partie à leur capacité à s’adapter aux conditions de marché.
Dans les périodes de forte reprise des marchés financiers, comme en 2009 lorsque le choc de la faillite de la banque Lehman Brothers a commencé à s’atténuer, le rebond des actions et des obligations laissait peu de place au doute : la correction haussière devenait évidente et rendait inutile toute prime destinée à protéger le capital. Depuis, les politiques monétaires non orthodoxes des banques centrales ont modifié le paysage financier. «Aujourd’hui, beaucoup d’investisseurs se demandent ce qu’ils peuvent faire de leur épargne avec des taux de rendement proches de 0 %. Sur des échéances courtes, les taux sont négatifs. En revanche, aujourd’hui, j’ai une fenêtre de tir pour proposer des produits structurés attrayants. Autant, en 2009, 2010 et 2011, les marchés obligataires ont bien performé, par exemple les obligations Saint-Gobain (rendement proche de 8 %) ou Lafarge (rendement proche de 10 %), autant, aujourd’hui, les produits structurés apportent à la fois de la diversification et une protection du capital (partielle ou totale)», rappelle Simon Elbaz, responsable du département structuration chez SwissLife Banque Privée.
Une garantie du capital bien trop chère
La baisse continuelle du nombre de PEA et la nette préférence des investisseurs pour les contrats d’assurance vie en euro, dont l’encours s’élève à 1 581,2 milliards d’euros à fin octobre 2015 selon la FFSA, rappelle le faible appétit des épargnants pour le risque. «La donne a changé. Il y a quinze ans, les Français épargnaient pour acheter leur résidence...