Plateformes d’investissement digitales, néobanques premium, courtiers en ligne… Depuis quelques années, une nouvelle génération d’acteurs s’invite sur le terrain de la gestion privée et bouscule les établissements historiques. Au cœur de la bataille : l’expérience client, la transparence des frais et l’hybridation entre digital et conseil humain.
Selon le Baromètre de la relation client en gestion privée réalisé par Simon-Kucher, 43 % des clients envisagent de transférer une partie de leurs avoirs vers des acteurs digitaux de la gestion privée dans les 12 à 24 prochains mois. « La réalité sera sûrement inférieure à ce chiffre, mais on peut quand même parler de rupture silencieuse », analyse Erwin Berendsen, senior director au sein du cabinet de conseil. L’offre ne manque pas, et le paysage est de plus en plus diversifié et concurrentiel. « Banques en ligne comme BoursoBank avec son offre BoursoFirst, wealthtech comme Finary, et bientôt néobanques comme Revolut : de nombreuses propositions ont émergé ces dernières années et d’autres continuent d’apparaître », observe Edouard Tricard, senior manager chez Colombus Consulting. Elles proviennent d’acteurs déjà bien implantés, comme Yomoni et Meilleurtaux Placement, qui ont opéré un virage vers le haut de gamme, comme de nouveaux venus ciblant d’entrée de jeu la clientèle patrimoniale, à l’instar de Ramify ou encore RockFi et Colbr.
Les modèles peuvent différer, mais la cible reste peu ou prou identique : « Notre client type a 50 ans en moyenne et il investit de 300 à 350 000 euros avec nous, résume Samy Ouardini, cofondateur de Ramify, lancée début 2022. C’est typiquement une clientèle patrimoniale, sur laquelle nous sommes en concurrence avec la gestion privée des banques et les conseillers en gestion de patrimoine traditionnels. » Chez Finary, l’offre One, lancée en...
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