Malgré de nombreux atouts, les fonds de dette privée accessibles aux particuliers sont peu nombreux. Ils sont encore plus rares à être accessible via l’assurance vie. Pour proposer des offres attractives,les sociétés de gestion doivent lever plusieurs freins. En particulier, la réglementation est peu adaptée.
Les actifs privés ont le vent en poupe. Pour la clientèle des particuliers, c’est l’immobilier qui est le plus diffusé dans les patrimoines, notamment grâce au succès des SCPI. Depuis quelques années, l’offre de fonds de private equity se développe également, à la fois en direct et par le biais de l’assurance vie. La dette privée sera-t-elle la prochaine sur la liste ? Si l’offre est encore modeste, plusieurs sociétés de gestion travaillent à la création d’offres adaptées aux besoins de cette clientèle. La classe d’actifs, qui s’est fortement développée auprès des investisseurs institutionnels depuis la chute des taux d’intérêt, présente en tout cas de nombreux atouts.
A commencer par un rendement attractif alors que les produits de taux affichent des performances moribondes. « Le rendement est calculé en comparaison avec des actifs similaires cotés, indique David Bouchoucha, responsable du pôle dette privée et actifs réels chez BNP Paribas Asset Management. On constate une prime allant de 100 à 250 points de base. » C’est la fameuse prime d’illiquidité. Pour adresser la clientèle privée, il faut toutefois prévoir des frais supérieurs à celui des institutionnels, ce qui viendra amoindrir la performance servie au client. « On peut viser 6 à 7 % avec un fonds de dette privée, assure de son côté Cécile Lévi, directrice de l’activité de dette privée de Tikehau Capital. Par rapport à un fonds de private equity, le déploiement des capitaux est beaucoup plus rapide et l’on n’observe...