Alors qu’un transfert massif de patrimoine entre générations se profile, les professionnels du patrimoine doivent s’adapter pour adresser ces enjeux de transmission, mais aussi répondre aux attentes des nouvelles générations.
Le transfert massif de richesses lié à la disparition progressive de la génération des baby-boomers ne sera pas neutre pour l’industrie du patrimoine. Désigné sous le terme de grande transmission (ou Great Wealth Transfer dans les pays anglo-saxons), ce phénomène représentera, en cumulé, plus de 9 000 Md€ entre 2025 et 2040, selon les calculs de la fondation Jean-Jaurès. « Ce mouvement a été particulièrement théorisé par les gestionnaires de fortune anglo-saxons, qui anticipent un changement radical dans la composition et les demandes de leur clientèle, notamment à mesure que les milliardaires héritiers remplacent les milliardaires self-made », soulignent les auteurs du rapport.
Ce phénomène touche en effet toutes les économies développées. Au niveau mondial, le Capgemini Research Institute estime ainsi qu’un patrimoine de 83 500 Md$ devrait être transmis d’ici 2040. « Le secteur de la gestion de patrimoine est en pleine mutation, principalement en raison d’un transfert de richesse inédit vers la génération X, les millennials et la génération Z, également appelés investisseurs Next Gen », indique le cabinet. Le mouvement semble déjà enclenché avec une hausse des décès constatés l’an dernier en France par l’Ined et qui devrait se poursuivre. Alors que le nombre de décès annuels s’élevait en moyenne à 550 000 ces 45 dernières années, il a franchi la barre des 650 000 et devrait se stabiliser autour des 800 000 d’ici 2040.
«Il faut comprendre le rôle de chacun dans la famille pour anticiper la transmission.»
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