La classe d’actifs dispose d’atouts dans le cadre d’une épargne longue. Mais faire référencer un fonds en UC demeure un parcours exigeant. Les sociétés de gestion doivent donc adapter modèles, process et distribution.
Avec une petite poignée d’unités de compte historiques lancées entre 2020 et 2022, les infrastructures non cotées sont déjà sur les étagères pour accompagner la démocratisation des actifs privés et la volonté du régulateur de flécher l’épargne vers les entreprises non cotées. Selon France Invest, les infrastructures représentaient, fin 2024 à travers 7 fonds, 16 % de l’encours total d’environ 11 Md€ des fonds en non coté accessibles aux particuliers en France.
Depuis, l’offre s’est encore étoffée. Convaincues de la pertinence de la classe d’actifs pour leur proposer une approche plus prudente de l’investissement dans le non coté, notamment pour la préparation de la retraite, d’autres sociétés de gestion ont en effet lancé des fonds infras en 2025, avec notamment le FPS ELTIF Schroders Capital Europe Infrastructure Credit (ERIC), le FCPR Epopée Infra Climat Co-invest-I, le FCPR SWEN Select Infrastructures ou encore tout récemment le FPS RGREEN Transition Energy. D’autres, en cours d’agrément auprès de l’AMF, devraient être lancés sous peu par des sociétés de gestion revendiquant également une expertise institutionnelle historique sur la classe d’actifs. Pour ces spécialistes, les fonds sur les infras non cotées offrent à la clientèle privée un accès à des actifs réels stratégiques, essentiels à la souveraineté économique et aux grands enjeux environnementaux et sociétaux. Finançant des projets très diversifiés, ils permettent de...
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