La gestion passive ne cesse de battre des records d’encours. En Europe, le marché des ETF a doublé en trois ans pour atteindre 1 400 milliards de dollars l’an dernier. Cependant, il représente à peine 10 % de la gestion collective et, en dépit d’un léger mieux, l’utilisation des ETF en gestion de patrimoine reste encore limitée. Les producteurs multiplient pourtant les efforts pour convaincre la distribution, et en particulier les CGP, d’y recourir davantage, mais le système des rétrocessions est toujours un frein important.
Depuis la pandémie, les encours gérés en ETF ne cessent de gagner du terrain. Dans le monde, ils ont avoisiné les 10 000 milliards de dollars en fin d’année dernière et, en Europe, on note une progression de 34 % sur l’année écoulée. En janvier, les fonds indiciels ETF enregistrés en Europe ont encore réalisé une collecte record de 26,9 milliards d’euros. Une explosion des encours qui s’explique par le lancement de produits innovants en plus des trackers répliquant les grands indices boursiers. « L’offre a beaucoup évolué, les producteurs d’ETF ne se battent plus sur les frais mais se livrent bataille dans l’innovation et, en particulier, dans les thématiques. Un investisseur peut, à moindre coût, s’exposer à des thématiques comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou privilégier des ETF plus ESG, “low carbon”, par exemple, ou gérés de façon active », explique Alexis Naacke, directeur de la gestion chez Yomoni, tandis que Sébastien d’Ornano, son président, estime que, « après un gros travail fourni par les gérants passifs sur la construction de nouveaux indices, les sous-jacents des ETF reposent désormais sur des méthodologies robustes ».
Chez Yomoni, l’ETF est considéré comme « un instrument patrimonial par excellence ». Un message qui passe bien auprès des clients puisque, en 2021, la société, qui a fait le choix d’une allocation d’actifs 100 % ETF, a de nouveau vu ses encours plus que doubler en un an, avec une collecte supérieure à 300 millions d’euros.

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