Traditionnellement réservés aux investisseurs institutionnels, les fonds d’infrastructures séduisent de plus en plus les particuliers dans un contexte de croissance faible et d’inflation. L’offre reste toutefois peu étoffée. Les sociétés de gestion doivent composer avec l’illiquidité de la classe d’actifs pour structurer des solutions adaptées.
Dans la famille des actifs réels, demandez les infrastructures ! Le mouvement de démocratisation des actifs non cotés se poursuit et s’élargit à tous les segments, y compris les infrastructures. Le contexte met la lumière sur cette classe d’actifs, qui suscite de plus en plus d’intérêt. « Il y a deux ans, la plupart des CGP ne savaient pas ce qu’était un investissement en infrastructures », note Mario Petrachi, directeur commercial France, Luxembourg et Monaco chez Generali Investments. La classe d’actifs, qui nécessite des capitaux conséquents et un horizon d’investissement très long, est encore l’apanage des investisseurs institutionnels. L’an dernier, les levées de capitaux des fonds d’infrastructures ont enregistré une très forte progression pour atteindre 17,2 milliards d’euros (contre 5 milliards en 2020 et 9,9 milliards en 2019), selon les chiffres de France Invest. Mais les personnes physiques et les family offices n’ont représenté que 1 % de ces montants. Depuis quelques mois, les spécialistes reçoivent toutefois une oreille attentive des CGP. « Quand les conseillers voient s’écrouler les marchés actions et obligataires, ils recherchent des solutions alternatives et cela porte la demande pour les fonds d’infrastructures », poursuit Mario Petrachi.
Ces produits investissent soit en capitaux propres soit en dette dans des projets d’infrastructures aussi variés que l’énergie, les télécoms, les infrastructures sociales, les transports… « On a sous-investi dans ces...