Quel bilan faites-vous de votre première année à la tête de Crédit Mutuel Asset Management (AM) ?
La période est passionnante, puisque nous sommes dans l’accompagnement des équipes vers des transitions lourdes. Durant des décennies, nous avons raisonné en termes de couple rendement/risque avec un certain savoir-faire. Désormais, il faut ajouter un axe durabilité et raisonner en triptyque rendement/risque/durabilité. Et nous interroger sur ce que l’on veut faire de cet axe de durabilité. Ajouter une pièce de puzzle est très enrichissant : les émetteurs et la construction de portefeuille sont vus d’une autre façon, ainsi que les reportings et le contrôle des risques. C’est une refonte en profondeur des processus de gestion, donc une tâche passionnante pour prendre ses fonctions.
Au-delà de l’axe de durabilité intégré dans la gestion, quels sont les autres chantiers en cours ?
Ma feuille de route était assez claire : accompagner le développement de Crédit Mutuel AM sur la partie extrafinancière, la renforcer puis contribuer à la commercialisation externe via le Crédit Mutuel Investment Managers (IM). Sur le premier axe, nous avons travaillé sur l’offre avec un objectif, fixé en janvier 2021, qui était que 100 % de la gamme d’OPC ouvert, géré activement, classé article 8 ou article 9 du règlement SFDR et catégorie 1 ou 2 de l’AMF. L’idée est bien d’intégrer la durabilité dans tous nos processus de gestion et sur toutes nos expertises sans aucune ambiguïté. Cet objectif est atteint à 95 % fin mars et nous travaillons actuellement sur les fonds de fonds pour atteindre les 100 %. Il ne s’agit pas seulement de changer des prospectus, mais bien de refondre la totalité des...