Premium

Arnaud de Langautier, président d’Amplegest

«Grâce à la gestion privée, nous pouvons mobiliser du seed money.»

Publié le 25 novembre 2016 à 16h25    Mis à jour le 25 novembre 2016 à 18h15

Propos recueillis par Catherine Rekik

Arnaud de Langautier est le président-directeur général d'Amplegest depuis 2012. Il était auparavant directeur exécutif chez UBS France, en charge du développement de l’activité family office, de la gestion des trésoreries d’entreprises familiales et de petits institutionnels.

Comment est née la société Amplegest ? Quel est son positionnement ?

Amplegest a été créée fin 2007, elle est détenue majoritairement par l’équipe dirigeante et bénéficie du soutien de son actionnaire historique Invest Securities.

La société s’est développée sur trois métiers : la gestion privée, le family office et la gestion d’actifs. L’activité de family office établit un pont entre les deux autres activités. En effet, un family office raisonne comme un investisseur institutionnel et a les mêmes exigences. Nous apprenons beaucoup, avec ces grandes familles.

Nous avons mené, en interne, une longue réflexion sur la pertinence de développer ou non la gestion d’actifs. Une fois la décision prise, nous avons choisi de créer en priorité des fonds purs sur les actions. Nous devions construire un track record d’au moins trois ans avant de les proposer à la clientèle externe.

De combien de fonds se compose la gamme Amplegest ?

A l’attention de la clientèle externe, nous proposons une gamme de trois fonds. Lancé en 2011, le fonds Amplegest Midcaps est géré avec un biais d’analyse «private equity». Ce fonds, noté cinq étoiles Morningstar, surperforme régulièrement son indice de référence. En 2013, Gérard Moulin a rejoint la société pour gérer Amplegest Pricing Power, un fonds dont le concept, fondé sur la maîtrise des prix, séduit beaucoup notre clientèle privée. Nous avons ensuite lancé, fin 2014, Amplegest Long/Short, qui a rapidement dépassé nos espoirs de collecte. Notre premier objectif était de 50 millions d’euros mais, à la veille du Brexit, le fonds rassemblait 106 millions d’euros d’encours avant de se stabiliser autour de 90 millions.

Quel type de clientèle externe souhaitez-vous développer ?

Au départ, nous avons commercialisé nos produits auprès d’autres sociétés de gestion. Mais nous avons pris conscience...

Dans la même rubrique

Premium Un nouveau souffle pour l’assurance vie

Portée par un environnement de taux redevenu favorable et un niveau d’épargne historiquement élevé,...

Premium Quel succès pour les nouvelles offres de gestion privée ?

Plateformes d’investissement digitales, néobanques premium, courtiers en ligne… Depuis quelques...

Voir plus

Chargement…