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Le manque d’indicateurs fiables constitue un frein à l’investissement responsable

Publié le 27 janvier 2022 à 16h00

 Temps de lecture 3 minutes

CPR AM et Insight AM publient la 3e édition de leur baromètre interrogeant les épargnants et les conseillers en gestion de patrimoine sur le regard qu’ils portent sur l’investissement responsable. Ainsi, 1 132 personnes possédant une assurance vie, un PEA ou un compte titres, et/ou ayant une épargne de plus de 10 000 euros ont été interrogées par OpinionWay. Du côté de la distribution intermédiée, ce sont 75 conseillers en banque privée et 346 CGP (dont 74 de plus de 150 millions d’euros d’actifs confiés) qui ont été sondés entre le 9 novembre et le 16 décembre 2021. Cette dernière édition, qui s’inscrit dans un contexte de forte progression des fonds labelisés ISR (de 649 à 895 fonds entre juin 2021 et janvier 2022), fait ressortir, du côté des épargnants, une confiance forte dans les produits ISR pour la gestion de leur épargne pour 65 % d’entre eux. Ils sont désormais 21 % à déclarer que leur conseiller leur a proposé un produit responsable contre 12 % en 2020. Mais, contre attente, la part de l’investissement responsable dans les portefeuilles des épargnants ne progresse plus. Elle est même en légère baisse, passant de 31 à 28 %. Par ailleurs, 66 % de ceux qui détiennent des produits ISR dans leurs portefeuilles ont des fonds à impact. « Il ressort globalement de cette étude que la connaissance des épargnants en matière d’investissement responsable progresse mais il reste des efforts importants à faire sur le concept d’investissement à impact. Un point de ce baromètre nous semble très important : pour 64 % des répondants, à niveau de risque équivalent, la performance extra-financière est un critère de sélection de fonds au moins aussi important que la performance financière », indiquent Arnaud Faller, directeur général délégué en charge des investissements chez CPR AM et Pascal Koenig, président-fondateur du cabinet Insight AM. Ce baromètre confirme par ailleurs la perte de vitesse du label ISR. Du côté des épargnants, il pâtit de la polémique autour de la gouvernance qui a abouti à un renouvellement intégral du comité en charge du label ISR avant sa refonte. Désormais, ils sont 51 % (contre 40 % en 2020) à dire que le label n’est pas de nature à les inciter à investir dans des fonds ISR. « Du côté des conseillers en gestion de patrimoine, même s’ils ont confiance, le label ne suffit plus. Pour sélectionner des produits répondant aux besoins de leurs clients, ils investissent dans la recherche (84 %) et plus de la moitié d’entre eux font confiance aux sociétés de gestion partenaires », précisent Arnaud Faller et Pascal Koenig. La mise en application de SFDR et la classification des fonds en articles 8 et 9 ne semblent pas leur apporter plus de clarté et donc de confiance dans les produits responsables : 53 % des distributeurs n’ont pas d’opinion mais les banquiers privés semblent plus à l’aise sur le sujet que les CGP. Enfin, pour les épargnants comme pour les conseillers, la demande porte sur des produits lisibles. Tous veulent aussi des indicateurs concrets. Pour les conseillers, c’est le manque de preuves de l’impact et le manque d’informations qui constituent les principaux freins à l’investissement responsable. 

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