Après une traversée du désert, les fonds flexibles retrouvent l’intérêt des investisseurs. L’environnement actuel, avec des taux d’intérêt réels positifs, des marchés actions bien valorisés et des rotations géographiques et sectorielles brutales plaident pour une approche souple et diversifiée. D’autant que cette gestion s’est professionnalisée au fil des ans.
Ils ont connu leur heure de gloire après la crise financière des subprimes grâce à la capacité d’une poignée d’entre eux à limiter la perte en capital pour leurs détenteurs. « En 2008, lors de la grande crise financière, notre fonds Dorval Convictions n’a baissé que de 3 % contre 44 % pour l’indice européen, ce qui a contribué à son succès, relate Sophie Chauvellier, gérante chez Dorval Asset Management, chargée de la recherche économique et de l’allocation d’actifs. Dans la foulée, beaucoup de fonds flexibles se sont créés, mais peu d’entre eux ont pu tenir leur promesse. » En cause : la sous-performance des actions européennes – cœur de cible de la plupart de ces supports – et une promesse de flexibilité finalement peu exploitée. « La pire période récente pour ces fonds a été entre 2018 et 2019 avec la contre-performance des petites et moyennes capitalisations », se souvient Sophie Chauvellier. A l’époque, ces dernières sont au cœur de nombreux portefeuilles, par ailleurs couverts avec des contrats à terme sur indices de grandes capitalisations. Le retournement de tendance fait mal et les protections ne fonctionnent pas. Le piège se referme sur les fonds flexibles.
Mais aujourd’hui, la proposition de valeur de ces produits revient sur le devant de la scène, portée par la bonne tenue des marchés actions. Les flux se dirigent particulièrement vers les supports internationaux (2,9 milliards depuis le début de l’année), quand les fonds flexibles européens affichent encore des...
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