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Allocation

Les investisseurs doivent reconsidérer leur allocation d’actifs

Publié le 8 janvier 2018 à 15h51    Mis à jour le 10 janvier 2018 à 15h40

Pierre Gelis

Rarement les économistes auront exprimé autant d’optimisme sur les perspectives de croissance, que ce soit dans les pays développés ou dans ceux en émergence. Ils partagent un consensus très fort d’une croissance mondiale en amélioration et bien répartie entre les différentes régions du monde, mais sans excès pouvant faire craindre une surchauffe. Il en découle des anticipations de hausse de taux d’intérêt très progressive afin de normaliser les politiques monétaires, mais suffisamment limitée et annoncée aux marchés pour ne pas risquer de pénaliser la croissance. Pour les investisseurs, la confiance reste sous surveillance.

La vigueur du consensus des économistes et stratèges des sociétés de gestion peut étonner, voire inquiéter les investisseurs qui gardent en mémoire la succession de krachs survenus depuis les années 1980. En même temps, est-il raisonnable de bouder une conjoncture économique mondialement positive et d’interpréter sa faible tonicité comme étant précurseur d’une nouvelle récession ? Certes, les Etats-Unis enregistrent leur neuvième année de croissance et, si certains prévisionnistes affirment que nous sommes certainement plus proches de la fin du cycle que de son début, il n’en reste pas moins que la visibilité s’améliore. Et les économistes ne cessent de rappeler que les phases de croissance ne meurent pas de vieillesse mais d’excès qui conduisent à des surchauffes, puis à des corrections plus ou moins brutales. En outre, les banques centrales jouent un rôle fondamental dans les équilibres des marchés financiers. Le recours aux politiques monétaires dites d’assouplissement quantitatif mises en place après la faillite de la banque Lehman Brothers a remis en cause de nombreux postulats, et notamment celui de l’anomalie des taux d’intérêt négatifs. Un retour vers une architecture plus classique est-il envisageable et, si oui, dans quelles conditions ? Dans quelle mesure la hausse des taux d’intérêt générera-t-elle des pertes sur le stock des obligations déjà émises ? Quid de leur rôle de valeur refuge en cas de forte consolidation sur les actions ?

Le scénario «boucle d’or» reste valide

Actuellement, la tendance penche...

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