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2018, une année sombre pour les fonds flexibles

Publié le 4 janvier 2019 à 17h26

Catherine Rekik

La gestion flexible a déçu en 2018. Les conditions de marché n’ont pas permis à de nombreux gérants de tenir leurs promesses en matière de performance et de contrôle des risques. Alors que ces fonds ont souvent été perçus comme une alternative aux fonds en euro, le bilan risque d’entraîner de nouveaux arbitrages en début d’année.

«Le stock sur les fonds flexibles (uniquement les produits de droit français) s’élevait à 75 milliards de dollars à fin septembre. C’est l’une catégorie de fonds qui a connu la plus forte progression ces dernières années», commentait récemment Jean-Denis Bachot, responsable du bureau français de Fidelity, en préambule d’une conférence organisée sur le thème : «Repenser l’allocation d’actifs dans un nouveau paradigme». Avant de rappeler qu’«il n’y a pas de constance dans la performance des fonds flexibles, comme le montrent les classements Morningstar année par année depuis 2013. Très peu de fonds flexibles restent dans le premier ou le deuxième décile deux années consécutives sur les cinq dernières années».

Le problème de la régularité de la performance s’est particulièrement vérifié en 2018, mettant à nouveau en lumière la grande disparité des fonds qui composent cette catégorie. Sur l’année écoulée, elle a été particulièrement mauvaise en raison de nombreux épisodes de stress sur les marchés alors que le succès commercial de ces fonds reposait sur la promesse d’être réactifs et de limiter la baisse dans les périodes de correction des marchés. «En 2018, la promesse de protéger la performance et de contrôler les risques a été décevante en l’absence de taux sans risque. Par ailleurs, on assiste à de nombreux “flash crashs” qui sont venus défier la gestion tactique. D’autant que, avec la recorrélation des classes d’actifs, la diversification internationale n’a pas fonctionné. De nombreux gérants avaient joué les marchés émergents et l’Europe, qui ont fortement corrigé, au détriment des marchés américains !», explique Jean-François Bay, directeur général de Quantalys.

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