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Les 50 sociétés de gestion qui comptent - Sélection 2024

Publié le 27 mai 2024 à 9h00

La rédaction de Funds Magazine et d'Option Finance    Temps de lecture 74 minutes

Les bonnes performances des principales classes d’actifs l’an dernier ont permis à la plupart des acteurs présents dans la sélection 2024 d’afficher des encours en progression, mais, à quelques exceptions près, peu ont réalisé une belle collecte. Sur un marché fragmenté, largement dominé par la gestion passive, certaines sociétés de gestion ont tiré leur épingle du jeu grâce à la qualité et à la performance de leur gestion et des équipes commerciales. D’autres ont clairement payé le manque de diversification de l’offre et de visibilité de la marque.  

Après une année 2022 épouvantable, l’industrie a bénéficié l’an dernier de vents plus favorables, mais, si les performances ont bien été au rendez-vous pour les principales classes d’actifs, peu d’acteurs se sont distingués par leur collecte sur le marché français. Celle-ci s’est par ailleurs concentrée sur les actifs sans risques, en particulier les fonds monétaires, moins profitables pour les sociétés de gestion que les actifs risqués. L’édition 2024 des 50 sociétés de gestion qui comptent illustre bien plusieurs tendances à l’œuvre depuis 18 mois. En premier lieu, la désaffection des investisseurs pour les stratégies responsables de façon générale et pour la gestion actions thématiques en particulier, qui avaient précédemment fait le succès de certaines maisons comme Pictet AM, Robeco ou CPRAM par exemple. Toutes 3 ont fini l’année en décollecte même si elles ont réussi, courant 2023, à se repositionner avec d’autres gammes de produits auprès des clients français ou à diversifier leur offre avec de nouveaux lancements comme CPRAM, qui décline désormais sa gestion thématique sur toutes les classes d’actifs.

Des producteurs d’ETF toujours plus nombreux dans la sélection

Autre point qui caractérise l’année écoulée, le retour en grâce de la gestion obligataire avec le succès des fonds datés. « Les sociétés de gestion ont dû apprendre à naviguer dans un nouvel environnement de taux, inédit pour la plupart des équipes de gestion obligataire. Toutes n’ont pas réussi à s’adapter à ce nouveau contexte, mais certaines ont montré une réelle...

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