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Fonds de référence 2017 - Obligations

Publié le 24 novembre 2017 à 17h35

Pierre Gelis et Catherine Rekik

L’année sera passionnante et tout autant risquée pour la classe d’actifs, car les banques centrales, une nouvelle fois, vont devoir jouer un rôle pivot en tentant de reprendre le chemin de la normalisation. A nouveau, aux Etats-Unis, la Fed va agir en éclaireur en engageant la première une stratégie de réduction de son bilan, opération jamais réalisée compte tenu de l’ampleur des montants en cause. Tout dérapage ou mauvaise interprétation d’une intervention de la Fed pourrait créer une onde de choc.

Pourquoi investir dans les fonds obligataires ?

Malgré un environnement globalement défavorable, les obligations sont sans équivalent pour équilibrer les risques d’un portefeuille, la volatilité de la classe d’actifs étant historiquement faible. Seule une forte hausse de l’inflation provoquant une violente hausse des taux pourrait justifier de s’en tenir à l’écart. Les marchés accordaient certes une forte probabilité à ce facteur de risque lorsque la banque centrale américaine avait lancé sa politique de quantitative easing. Cependant, cette anticipation s’est trouvée démentie dans les faits car, malgré les milliards de dollars déversés, l’inflation reste inférieure à son niveau cible. De plus, une hausse rapide des taux d’intérêt renforcerait le dollar, ce qui pèserait sur l’inflation. En outre, lors du précédent cycle de resserrement monétaire, les bons du Trésor américain à dix ans ont généré un rendement annualisé de 1,66 % entre juin 2004 et juin 2006, alors que la Fed avait relevé ses taux directeurs dix-sept fois de 25 centimes. Dans ces conditions, tant que la Fed maintiendra sa ligne de conduite actuelle de normalisation progressive de sa politique monétaire, le risque d’un krach obligataire restera virtuel.

Quels sont les risques ?

Le risque irrémédiable du placement obligataire est celui de la faillite de l’émetteur. Dans les autres scénarios négatifs envisageables, le détenteur d’une obligation peut presque toujours récupérer tout ou une grande partie du nominal, à la condition qu’il porte les titres jusqu’à leur maturité. Quelle que...

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